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MÉDIAS | EXCELLENCE & TRANSMISSION
De lauréate à présidente du jury : Fatimata Wane-Sagna, le symbole d’un Prix Mondiapress qui transmet

29/10/26

par :

Afrique Perspectives Santé

Journaliste à France 24 et ancienne lauréate du Prix Mondiapress Médias, Fatimata Wane-Sagna a présidé le jury de l’édition 2026. À ses côtés, quatre personnalités issues des médias et des sciences humaines ont contribué à distinguer cinq journalistes africains.

Paris, octobre 2026.


Il existe une manière particulièrement forte de mesurer l’histoire d’un prix : observer ce que deviennent celles et ceux qu’il a distingués.

En 2026, le Prix Mondiapress Médias en a donné une illustration à travers Fatimata Wane-Sagna.

Journaliste à France 24 et ancienne lauréate du Prix, elle est revenue cette année non pour recevoir une distinction, mais pour présider le jury chargé de reconnaître de nouveaux talents africains.

Un passage de témoin qui résume à lui seul l’ambition du Prix : récompenser, mais aussi transmettre.


Un jury aux expériences complémentaires


Pour cette édition du retour, Fatimata Wane-Sagna était entourée de quatre personnalités.

André-Roger Larrieu, lié à l’univers de France Télévisions, apportait son expérience du secteur audiovisuel.

Didier Broussard, associé à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), représentait une sensibilité attentive aux médias et à la transmission des contenus.

Bruno Fanucchi, journaliste, ancien grand reporter et ancien président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) France, apportait son expérience de la presse et des réseaux professionnels francophones.

Enfin, le Dr Ferdinand Ezembé, ethnopsychologue et spécialiste des relations interculturelles, introduisait un regard complémentaire sur les dimensions humaines et sociales des récits journalistiques.

Cette diversité était particulièrement pertinente pour une édition placée sous le thème « Médias, Santé mentale et Bien-être des Africains et des Diasporas ».

Car les reportages présentés ne relevaient pas seulement de la technique journalistique. Ils interrogeaient aussi la manière de raconter les traumatismes, les vulnérabilités, les différences et les efforts de reconstruction.


Cinq lauréats, cinq formes de journalisme


Le jury a distingué Judith Sifa Zihalirwa, de la République démocratique du Congo, dans la catégorie Télévision ; Andrène Victoire Ombi, de la République du Congo, en Radio ; Milca Bissidi, de la République centrafricaine, en Presse écrite ; Joël Loni Irenge, de la RDC, en Cyberjournalisme ; et Janvier Barhahiga, également de la RDC, en Photojournalisme.

Derrière ce palmarès se dessinent des sujets qui touchent directement les populations africaines : la santé mentale, les violences sexuelles, l'autisme, les conséquences des catastrophes et la dignité des personnes confrontées à l'adversité.

Ces distinctions rappellent qu'un journalisme de qualité ne se définit pas uniquement par sa capacité à révéler un fait.

Il se mesure aussi à la rigueur de son enquête, à l'attention portée aux personnes et à la capacité d'éclairer les enjeux de société.


Une reconnaissance qui crée des responsabilités


Présider le jury d'un prix dont on a soi-même été lauréate possède une portée particulière.

Le parcours de Fatimata Wane-Sagna montre qu'une distinction peut s'inscrire dans une trajectoire professionnelle et devenir, avec le temps, une occasion de soutenir d'autres journalistes.

Cette continuité entre générations constitue l'une des forces du Prix Mondiapress Médias.

Créé en 2014 par Pamela Annick N'Guessan, le Prix a fait son retour le 22 octobre 2026 au siège de l'UNESCO à Paris, après plusieurs années d'interruption.

L'édition 2026 ne marquait donc pas seulement la reprise d'une cérémonie. Elle renouait avec une ambition : faire reconnaître le travail des journalistes africains, créer des passerelles professionnelles et encourager la transmission des expériences.


Au-delà des trophées, une certaine idée du métier


Dans un paysage médiatique traversé par la rapidité de l'information, les mutations numériques et les défis économiques, les prix professionnels peuvent jouer un rôle utile.

Ils offrent de la visibilité à des travaux parfois réalisés loin des grands centres médiatiques internationaux.

Ils permettent aussi de rappeler des exigences fondamentales : vérifier, contextualiser, écouter et respecter les personnes dont on raconte l'histoire.

En réunissant autour de Fatimata Wane-Sagna des profils issus de l'audiovisuel, de la presse et des sciences humaines, Mondiapress a souhaité faire dialoguer plusieurs expériences au service d'une même ambition.


Le journalisme africain n'a pas seulement besoin d'être célébré. Il a besoin d'être accompagné, transmis et reconnu dans toute sa diversité.


À travers son jury 2026, le Prix Mondiapress Médias a rappelé que l'excellence journalistique se construit aussi dans la rencontre entre celles et ceux qui ont ouvert la voie et ceux qui prennent aujourd'hui le relais.

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